Le fonctionnement émotionnel

Comprenons bien que toutes les facultés que nous développons dans la matière connaissent leurs origines dans notre structure interne. Si nous avons par exemple du mal à lâcher le contrôle, sachons que notre besoin de contrôle est lié à nos angoisses. Nos angoisses et notre faculté à prendre ou garder le contrôle sont les deux faces d’une même pièce.

C’est à nous d’analyser les liens entre l’intérieur et l’extérieur, entre notre structure et la matière. Tant qu’il nous reste à faire certains liens, on ne comprend pas véritablement la ou les raisons des situations dans lesquelles nous sommes engagés. On continue à penser que nous n’avons aucun pouvoir sur notre vie, ne soupçonnant pas que la vie ne fait que nous refléter en provoquant des situations au sein desquelles nous pouvons prendre conscience de notre structure intérieure.

En effet, la vie se charge tout simplement de créer les pièces de théâtre nécessaires pour nous aider à découvrir notre propre personnage. Et elle le fait à travers nos émotions. Chaque situation à laquelle nous sommes confrontés, engendre des émotions. Ces émotions relient notre structure intérieure avec le monde extérieur, dans le but de mieux comprendre ce que nous incarnons. C’est bien là le sens profond de la vie.

La vie n’est donc pas souffrance et elle nous oblige nullement à suivre, obéir et souffrir pour évoluer. Nous ne devons pas obligatoirement passer par des supplices pour accéder à des niveaux plus hauts de conscience. Par contre l’humain aime tellement avoir le reflet de sa raison que la plupart du temps il ne quitte pas ses zones de confort. Il aime se réfugier là où il connait ou pense connaître, là où il sent qu’il peut tant bien que mal maitriser la situation, même si cela signifie stagner.

Lorsque la vie que l’on mène et le personnage que l’on joue dans notre pièce de théâtre nous convient à tous les degrés, une évolution devient difficile. Si nous nous efforçons à changer le monde extérieur pour y trouver une zone de confort et ne plus en sortir, plus rien ne peut bouger au niveau de notre structure. Et là effectivement la souffrance peut apparaitre comme le seul remède. Des situations peuvent avoir lieu, engendrant des émotions négatives telles que la frustration, l’ennui, la trahison, ou même des souffrances physiques tels que des accidents, des maladies ou autres situations nous obligeant à quitter nos refuges.

Il est vrai que pour la plupart de nous la souffrance est souvent un moteur qui nous pousse à nous défaire d’un personnage ou d’une zone de confort qui nous plait trop. Mais la souffrance n’est pas une nécessité. Le sincère désir de vouloir accéder à un niveau plus haut de conscience est largement suffisant comme moteur. Mais là aussi il existe de grandes confusions. L’évolution, c’est ce que l’on fait quand on arrête de vouloir évoluer. L’évolution de notre niveau de conscience tient plus du lâcher-prise de nos croyances que de l’action.

About Alex Mero

Author of "Legend of a Nomad" and soon to come, "The Lucid Voice". Novels based on spirituality and philosophy, written in a fictional setting
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